Ouest-France du 30 octobre 1997
Riad Beyrouti présidera le salon des artistes bas-normands à Caen
Promouvoir l'esprit créatif honfleurais

Riad Beyrouti présidera le prochain salon des artistes bas-normands qui se tiendra à Caen à partir du samedi 15 novembre au Sépulcre, 1 rue Leroy.
    À la mi-novembre, une quinzaine de peintres et sculpteurs honfleurais participeront au salon des artistes bas-normands à Caen. Une manifestation présidée par Riad Beyrouti, Honfleurais d'adoption. Un de ses souhaits : que le prochain salon ait lieu à Honfleur.

    À Caen, à partir du samedi 15 novembre prochain, se tiendra la 71e édition du salon des artistes bas-normands. Une manifestation de très haute qualité qui ne réunira pas moins de 70 des meilleurs peintres et sculpteurs de la région. Une vitrine géante de ce qui se fait de mieux, et aussi l'occasion pour les artistes d'accéder à une notoriété qui dépasse largement les frontières de la région, voire de l'Héxagone.
    La présidence de cette édition est assurée par un artiste honfleurais en la personne de Riad Beyrouti. C'est à lui que revient la charge de choisir les artistes et d'animer le jury qui décernera les prix.
    Mais au-delà de cette fonction, Riad Beyrouti veut aussi assurer l'image de Honfleur, ville artistique. «Nous avons sélectionné une quinzaine d'artistes honfleurais qui exposeront leurs plus belles œuvres» explique-t-il. Un choix difficile, mais qui ne doit pas laisser de faille. Simple question de prestige.

Inverser la tendance

    Installé à Honfleur depuis près de 20 ans, Riad Beyrouti ne peut d'ailleurs que constater les changements dans ce port qui fut le berceau de l'impressionnisme. «Depuis quelques année, nous avons vu apparaître des galeries qui font surtout des affaires au détriment des ateliers d'artistes.» Des galeries qui «importent» des œuvres qui répondent à la demande du public, et ont tendance à refuser des toiles de jeunes artistes dont la vente n'est pas assurée. Riad Beyrouti parle d'ailleurs de «supermarché de l'art». Une constatation plus qu'une condamnation, mais il aimerait tout de même que les ateliers d'artistes ne disparaissent pas uniquement au nom d'une logique économique et de profit.
    Il en va également de l'image de la ville. Nombreux sont les touristes à déplorer de voir, ici, des œuvres qu'ils peuvent admirer dans n'importe quelle autre galerie de France et de Navarre. Riad prône un retour à l'esprit créatif et à son développement. Ce qui passerait aussi par des facilités données aux artistes de s'installer en ville. Pas toujours évident lorsqu'on connaît l'inflation sur les loyers et les difficultés à louer une petite galerie.
  Dans cette optique, il travaille dur pour organiser le prochain salon des artistes vas-normands à Honfleur.

    Tout un symbole qui s'inscrit dans la même démarche d'authenticité.
  • Artistes honfleurais présents au salon : Jacques Deshayes, Riad et Fayçal Beyrouti, Georges Ploquin, Bernadette Lock, Jean-Luc Thibeault, Simon Chaye, Philippe Géraud, Joe Fougère, Christian Champagne.


Ouest-France des 22-23 novembre 1997
Entrez voir
    Salon des Artistes bas-normands au Sépulcre

«Le fruit défendu», huile de Riad Beyrouti, président du salon.
Soixante artistes, peintres et sculpteurs font salon jusqu'au 3 décembre, à la salle du Sépulcre. Amateurs et néophytes y sont conviés pour partager l'enthousiasme et la gaité de cette ambitieuse épopée orchestrée par la société des artistes bas-normands. Invités d'honneur : le peintre Robert Surcouf, et le sculpteur Marie-Claude Bataille.

    «Ce sont des copains qui sont venus me demander d'exposer», précise humblement Robert Surcouf, invité d'honneur du 71e salon des Artistes bas-normands. À 83 ans, Robert Surcouf est un peintre de demain qui a encore beaucoup de leçons à donner à tout le monde, souligne Riad Beyrouti, président de la société des artistes normands.
    «Ce salon se veut une vitrine de l'élite des artistes de notre région. Il est ouvert à toute ligne et démarche créative. Seule prime la qualité», continue le président. Outre sa vocation démonstrative, il a valeur d'encouragement et d'hommage pour les artistes primés par le jury du salon.

Cohabitation très étudiée

    Parmi les lauréats, Annie Nugue, récompensée par le prix Surcouf pour on «Homme orange», une toile dont la perception provoqua un véritable choc chez l'instigateur du prix.
    La manifesation séduit les connaisseurs autant que les non initiés, pour la cohabitation très étudiée et réussie des peintures et des sculptures. Il est vrai que les graciles personnages en enfilade de Marie-Claude Bataille, seconde invitée d'honneur du salon, animent le lieu d'une présence aussi puissante qu'amusante. Ils apportent une dimension supplémentaire à un plateau déjà remarquablement fourni, comptant aussi sur le talent et l'assiduité de Jacques Deshaies, Kim Yang-hi, Joe Fougères, Judi Kahel, et Riad Beyrouti lui-même.
    Et les prix ? Ils s'inscrivent dans une fourchette allant de 1 500 F à 65 000 F, de quoi satisfaire toutes les bourses.

Pratique. Tous les jours, de 10h à 18h. Samedi et dimanche, de 10h à 12h et de de 14h à 18h. Jusqu'au 3 décembre, salle du Sépulcre, à Caen. Entrée gratuite.


Bulletin d'information municipale №8 de la ville de Honfleur (juillet 2000)

Arts - Culture - Animations
ÇA S'EST PASSE A HONFLEUR

Flash sur les moments forts de la vie culturelle Honfleuraise

AVRIL 2000 - GRENIERS A SEL
Deuxième Exposition Européenne d'Art Vivant

Organisée par l'Association "ART 20-21",
sous le patronage de René Garrec, Président du Conseil Réginal de Basse-Normandie et de Michel Lamarre, Maire de Honfleur, Conseiller Général

"L'Art contemporain", appelé aussi
"Art Vivant", pose ses marques à Honfleur

Une superbe exposition qui regroupait une quarantaine de peintres. Des Honfleurais bien sûr, mais aussi des artistes d'écoles et de mouvements différents, certains ayant déjà leur place dans des musées à travers leurs œuvres. Leur présence à cette exposition a amené dans notre ville des critiques d'art de la presse internationale, ainsi que des télévisions étrangères, notamment égyptienne ; des retombées médiatiques non négligeables qui contribuent à la promotion de Honfleur, Ville d'Art.

Omar EL NAGDI,
peintre égyptien de renommée internationale visite l'exposition
Sur les cimaises du Grenier à Sel, une des œuvres :
"Le viol"
Martial MAYEL
Maître verrier Honfleurais de grand talent et
Anna STEIN
artiste d'origine hongroise dont l'œuvre s'enracine dans la Métamorphose... Une collaboration de plusieurs années pour un résultat tout en pureté et en transparence...
60


Arts - Culture - Animations
ÇA S'EST PASSE A HONFLEUR

Flash sur les moments forts de la vie culturelle Honfleuraise

AVRIL 2000 - GRENIERS A SEL
Deuxième Exposition Européenne d'Art Vivant

L'Art vivant se passe de long discours
Il faut le vivre ; il demande à être perçu de l'intérieur ; il touche ce qu'il y a d'intemporel en chacun de nous ; il est manifestation de l'Esprit.

Pere PAGES
artiste Catalan de grand renom
Marie HENON
"STONEPATH"
Christian FERRE
"de champs en champs IV"

Riad Beyrouti, Président de l'Association Art 20-21, ancien Président de l'Association des Bas-Normands, cherche en quelques lignes à transmettre l'esprit, l'essence même de cette exposition qu'il a mise en place , fruit de nombreuses années de travail et de recherche :
"Honfleur, cette petite ville de province, est orgueilleuse, ce lieu d'Art et d'histoire a bercé par sa force poétique, peintres et écrivains, poètes et musiciens "BOUDIN, MONET, SATIE, mais aussi un des maîtres de l'abstrait, Nicolas STAEL". Certains de ces artistes ont laissé de cette ville des traces d'une affection amoureuse. Mais Honfleur est fragile, dans l'impossibilité faute de moyens de s'inventer une histoire artistique originale, digne de son passé prestigieux, elle a su cependant garder à ses ruelles, les secrets de l'histoire et des hommes.

L'argent ne remplace ni la sensibilité, ni la connaissance et la fatuité, comme la mode, est une recette sans avenir. L'Art, lui, résiste, nous rappelle Olivier CENA, dans sa Chronique Art (télérama-15 mars 2000). L'Art résiste comme il résistait aux XIXe siècle, et c'est peut-être là sa chance, les sirènes s'en désintéressent, il peut évoluer dans le calme et la solitude. Or, c'est à cette solitude créatrice que nous aspirons, et à la rencontre de ce voyageur solitaire exigeant, en quête de liberté absolue et d'identité, que nous allons.

Ici, l'artiste propose un voyage singulier, celui qui se soumet au paysage intérieur, ainsi il vous mène à cette autre dimension dans laquelle se rejoignent et se libèrent le réel et le rêve.

Ici l'œuvre est vivante, elle s'exprime par ses propres moyens et à travers le silence, elle invente et éinvente son propre langage, pour vaincre le temps.

Ici le public médite, son esprit voyage dans le temps et dans l'espace. Ainsi dans la magie de cet espace édifié au dix-septième siècle, les Greniers à Sel de Honfleur, on célèbre l'histoire d'une rencontre...

L'Association tient à remercier le Maire de Honfleur, Michel Lamarre, ainsi que les membres de la Municipalité, pour leur appui et leur action en faveur de la vie culturelle et artistique Normande."

61


Ouest-France de mars 2002
Ses huiles et encres à Plein Cadre jusqu'au samedi 6 avril
Les «Civilisations» de Riad Beyrouti

Riad Beyrouti devant son tableau «Civilisations».
    Riad Beyrouti présente à Plein Cadre huiles et encres. Ses œuvres restent imprégnées de son Moyen-Orient natal, du carrefour culturel qu'il représente. Son exposition s'appelle d'ailleurs «Civilisations».

    Originaire de Syrie, Riad Beyrouti a étudié les Beaux-Arts à Damas. Il s'est ensuite inscrit à Paris. Installé en Normandie depuis une trentaine d'années, il participe, entre Caen et Honfleur, à la vie culturelle régionale. Les huiles et encres qu'il expose à Plein Cadre sont représentatives d'un univers partagé entre imaginaire et histoire. Le riche passé culturel et architectural de son pays natal guide la construction des tableaux de l'artiste.
     Riad Beyrouti tient l'architecture pour un art majeur et ne la dissocie pas de la sculpture, sa discipline de départ — il a compté César parmi ses professeurs aux Beaux-Arts de Paris. Son goût quasi exclusif pour le monumental lui fait abandonner cette voie impossible sans commande. Mais il demeure dans son travail pictural les indices d'inclination pour le volume, la perspective, y compris dans les scènes d'intérieur que constituent la plupart de ses encres.
    La femme, rêvée, fantasmée, tient le rôle premier dans ses compositions qui évoquent les contes orientaux et l'iconographie qui l'inspirent. Il y a toujours des personnages dans le travail de Beyrouti. Ils semblent en permanence pris entre attente et désir, ces sentiments qui fondent l'hypothétique rencontre depuis que le monde est monde. Les couleurs de ses encres évoluent entre ces deux sentiments. À la pénombre de l'un, répond la vivacité de l'autre.
    Riad Beyrouti aime travailler l'encre. Elle lui permet une expression directe. À l'inverse, l'huile est le matériau de la maturation. Il y a là en particulier un grand tableau qui synthétise le propos de l'artiste et sa veine du symbolisme. «Je l'ai commencé il y a dix ans. J'ai évolué avec lui. Je l'appelle «Civilisation» parce que c'est une rencontre de la Syrie à l'Égypte et les religions qui les traversent.»
    Maintenant, Riad Beyrouti le «laisse vivre», comme il dit, convaincu que chaque œuvre d'art acquiert son indépendance et que, dès lors, elle est animée par le regard de celui qui la contemple. Non que l'artiste s'en détache. Mais lui-même devient spectateur jusqu'à s'étonner de ses propres réalisations, dont il décrypte néanmoins les liens. On revient à la place de la femme — «essentielle, les civilisations qui l'écartent s'effondrent» — et à celle de la famille, par-delà les drames qui peuvent déchirer deux peuples.

Xavier ALEXANDRE

Pratique. À l'atelier-galerie Plein Cadre, place Letellier, jusqu'au 6 avril, tous les jours, sauf le dimanche et le lundi.



Ouest-France du 21 mars 2006
Riad Beyrouti expose jusqu'à fin mars à Plein Cadre
Un regard sur les femmes

Riad Beyrouti jusqu'au 30 mars à l'atelier-galerie Plein Cadre.
    Jusqu'au 30 mars, Plein Cadre tapisse de personnages féminins les murs de son atelier-galerie. Un hommage à la grâce sous les crayons du peintre d'origine syrienne Riad Beyrouti.

    Riad Beyrouti confie être «fasciné par les femmes, toutes les femmes». Elles sont sa source d'inspiration et tiennent le premier rôle de ses compositions. Au crayon et à l'encre de Chine, l'artiste immortalise les caractères féminins des personnes qu'il croise et capte l'émotion de leur regard.
    «À travers mes peintures, je veux faire ressortir les valeurs et la richesse de la femme qui, contrairement à l'homme, domine par sa grâce, non par sa force», affirme Riad Beyrouti. Ainsi, comme un hommage, l'artiste représente tour à tour la femme rêvée, fantasmée, la danseuse, mais aussi la femme orientale, au visage plus grave, la mère de famille tourmentée. Toutes «nous regardent, nous défient».
    Diplômé de l'école des Beaux-Arts de Damas, puis de celle de Paris, Riad Beyrouti partage depuis longtemps sa vie entre Caen et Honfleur. Président de l'association d'artistes honfleuraise Art  20-21, cet acteur de la vie culturelle régionale envisage prochainement une nouvelle grande exposition sur son thème de prédilection, la femme évidemment.

Pratique. Riad Beyrouti, jusqu'au 30 mars à l'atelier-galerie Plein Cadre, place Jean Letellier (les Quatrans), à Caen. Tél : 02 31 86 27 99.